![]() Journées congolaises du manuscrit : huit recommandations émanent de la première éditionLundi 30 Novembre 2015 - 18:30 Les résolutions lues par le directeur général de la Bibliothèque nationale au terme du colloque qui a eu pour cadre l’atelier de l’Académie des beaux-arts (ABA), les 25 et 26 novembre, ont traduit la volonté pressante du comité d’organisation de voir la littérature congolaise prendre un élan majestueux.
En accord étroit avec ces quatre actions précédentes essentielles à la production littéraire, il est envisagé aussi la « promotion des littératures congolaises en langues nationales et en français dans les programmes scolaires et universitaires ». En complément de toutes les initiatives sus-évoquées, l’on a pensé aussi mettre un point d’honneur à l’«organisation des salons du livre à Kinshasa par le ministère de la Culture et des Arts, en partenariat avec des entrepreneurs privés et les organisations culturelles internationales ». Il a été de même soulevé la « nécessité d’une solidarité active des écrivains à travers des plates-formes d’échanges et d’actions ». Une activité sur laquelle, l’on ne devrait assurément pas faire l’impasse question de bâtir ensemble ce meilleur avenir de la littérature que tous appellent de leurs vœux. Et, en définitive, il est sollicité l’«appui du gouvernement aux opérateurs nationaux privés du secteur du livre à travers des subventions et des facilités douanières ». Les JCM, une chance pour la littérature En fin de compte, les recommandations des JCM sont à considérer telle une sorte de plaidoyer en faveur de la « renaissance des belles-lettres congolaises » tenues autrefois comme les plus brillantes du continent. Pour avoir participé aux assises, le Pr Mulongo, pour sa part, tient les journées en soi pour une « chance pour la littérature congolaise ». Au directeur du Celtram d’expliquer ici : « Avoir compris, qu’il n’y a pas de texte sans résume tout. Le fait que l’autorité organisatrice, les éditeurs et les auteurs ont compris qu’avant d’arriver au géno-texte, il y a d’abord le phéno-texte, l’on va commencer à donner de l’importance au travail créateur. En Europe, il y a un mois ou deux, l’on venait de découvrir un vieux manuscrit de Rimbaud. C’est à coup de millions que l’État français vient de l’acheter. Et pourtant, ce manuscrit n’a jamais été publié ! Un texte a de la vie par lui-même. Ainsi, même sans impression, il est déjà porteur d’une idéologie, porteur d’un sens ». Et de conclure son propos affirmant sa conviction aux retombées positives des JCM : « Je crois que c’est un avenir qui commence et une très bonne chose. Voilà le sens des Journées congolaises du manuscrit. L’on sauve la littérature congolaise et la littérature tout entière avant l’on ne voyait que l’enfant et pas la mère mais maintenant c’est le cas ».
Nioni Masela Légendes et crédits photo :Photo 1 : Une vue de quelques orateurs de la première journée des JCM
Photo 2 : Une vue partielle de l’assistance lors des JCM
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