Taxes hôtelières : les établissements non à jour menacés de sanctionsSamedi 11 Février 2017 - 16:45 La ministre du Tourisme et des loisirs, Arlette Soudan-Nonault a récemment menacé, au cours d'une communication, les promoteurs hôteliers de la ville de Dolisie qui ne se seront pas acquittés de la taxe hôtelière.
Selon arlette Soudan- Nonault, on ne peut parler de développement touristique d’un pays sans établissement d’hébergement de qualité, puisque le tourisme implique nécessairement le déplacement de son lieu d’habitation habituelle à un autre. « Vous comprenez aisément le rôle capital que vous jouez et la responsabilité qui est la vôtre dans le développement touristique de notre pays. C’est ce qui m’emmène à échanger avec vous ce jour», a-t-elle déclaré. Ce secteur au Congo, a-t-elle signifié, se caractérise en général par le manque de service de qualité ; la vétusté du matériel et des équipements ; le manque de professionnalisme des acteurs, notamment du personnel et des gestionnaires ; le manque d’autorisation préalable et le non-paiement des taxes. Il est fait obligation d'avoir une autorisation préalable avant d'exploiter un établissement hôtelier, a martelé la ministre du Tourisme et des loisirs, citant l’article 17 du décret du 19 janvier 1984 portant réglementation des établissements d’hébergement et de restauration qui stipule : « L’ouverture au public de tout établissement de tourisme, objet du présent décret, est subordonnée à l’obtention par son promoteur, d’une autorisation d’exploitation délivrée par le ministre du Tourisme au vu d’un dossier administratif, et après avis du ministère de l’intérieur et du ministère de la santé. » L’article 18 du même décret renchérit : « L’agrément d’exploitation définitif est prononcé par arrêté du ministre du Tourisme … Cet agrément est personnel, incessible et ne peut être ni loué, ni aliéné ».
Concernant le paiement de la taxe de séjour hôtelier, la ministre a indiqué que tout établissement d’hébergement, en activité en République du Congo est assujetti au paiement de cette taxe. Dans les quinze jours qui suivent le commencement de son activité, il doit souscrire une déclaration d’existence auprès des services du ministère en charge du Tourisme. Afin d’améliorer le paiement et le recouvrement de cette taxe, elle demande à l’hôtelier de procéder directement au versement de la taxe due aux comptes dont les numéros leur ont été communiqués par la circulaire qu’elle a publiée.
Enfin pour terminer, Arlette Soudan-Nonault a attiré l’attention de ces promoteurs. « Je viens de vous donner un aperçu de mes attentes, le secteur a eu pour tâche de contribuer au PIB national à hauteur de 10% d’ici à 2021. C’est une tâche immense mais non insurmontable et le sous-secteur de l’hôtellerie est le levier sur lequel compte le ministère du Tourisme et des loisirs pour atteindre cet objectif. Il s’agit en effet de justifier la confiance qui nous a été faite par le président de la République en plaçant notre secteur parmi les cinq secteurs clés de la diversification économique. Je ne reviendrai plus sur les instructions qui viennent de vous être communiquées, nous passerons dorénavant aux sanctions après échéance des délais qui vous sont impartis pour régulariser la situation de vos établissements ».
Bruno Okokana Légendes et crédits photo :Photo 1 : La ministre du Tourisme et des loisirs entourés des autorités locales (préfet, président du conseil départemental, maire)
Photo 2 : La ministre du Tourisme et des loisirs lors de sa communication
Photo 3 : Le personnel du Ministère du Tourisme, les sages et les promoteurs hôteliers
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