Hip-hop, danse africaine et harmonie internationale à l’École des sablesSamedi 30 Août 2014 - 4:45 Dans le village de Toubab Dialaw, à une centaine de kilomètre de Dakar, en pleine nature au bord de l’océan, des danseurs-chorégraphes de hip-hop, africains et occidentaux, ont vécu une expérience unique, partagée avec un public venu en nombre lors du très beau spectacle de fin de stage du 8 août
Les deux Congo étaient dignement représentés. Papesher Riyou Makaya Esengi, 27 ans, originaire de RD-Congo, réside au Sénégal depuis quatorze ans. Déjà inspiré des danses traditionnelles, il a appris de nouvelles techniques. Les rencontres ont été fructueuses, et il parle avec enthousiasme d’échanges culturels. Revoir des compatriotes était aussi très important : « C’était vraiment agréable ! Peut être qu’un jour on pourra travailler ensemble ! » Tsengou Dingha Kirsner, 25 ans, originaire du Congo-Brazzaville, au Sénégal depuis neuf ans, venu là pour des études de comptabilité, a rencontré la danse au pays de la Teranga. Il évolue dans la Compagnie Révolution à Bordeaux (France) et préside l’association culturelle Sénégalbattles (SNB), qu’il souhaite ouvrir à d’autres pays, sous le nom d’Artrad. Tsengou, qui pratique aussi la photographie et la vidéo, a apprécié la démarche de diversité, de métissage culturel, qui l’a, dit-il, fait beaucoup évoluer : « Patrick Acogny m’a donné une expérience incroyable. Comme dit Olivier Lefrançois, ce qu’on a appris en un mois, cela lui a pris trente ans… Un danseur ne doit pas se focaliser sur lui-même. C’est le propre de la danse, de toujours se renouveler ! »
Laure Malécot Légendes et crédits photo :Photos 1 : L'affiche Into New Territories. (© DR) ;
Photos 2 et 3 : Les danseurs avec Olivier Lefrançois. (© DR) ;
Photo 4 : Papesher Ki Kumi. (© DR) ;
Photo 5 : Riyou Makaya Esengi. (© DR) ;
Photo 6 : Chris Babingui. (© DR) ;
Photo 7 : Tsengou Dingha Kirsner. (© DR) |