Semaine nationale de l’alphabétisation : la 12e édition plaide pour une autonomisation des jeunes et adolescents hors de l’école

Jeudi 1 Septembre 2016 - 18:45

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Le directeur du cabinet du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Adolphe Mbou-Maba, a procédé le 1er septembre au lancement des travaux de la 12e Semaine nationale de l’alphabétisation, célébrée les premiers jours du 9e mois de l’année

Commémorée jusqu’au 7 septembre prochain, cette semaine est placée cette année sur le thème : « Autonomisation des jeunes et adolescents hors de l’école pour un épanouissement et une insertion socio-professionnelle durables ». En effet, les participants suivront, pendant six jours, cinq modules. Il s’agit notamment de la connaissance du projet « Autonomisation des jeunes et adolescents » ; les procédures et techniques de gestion des systèmes éducatifs ; le cadre conceptuel et la pratique de la gestion administrative et des ressources humaines en éducation non formelle.

La directrice générale de l’alphabétisation, Marie-Geneviève Maloumbi, a rappelé que sa structure a fini la phase d’identification et de sensibilisation des 542 bénéficiaires de la tranche d’âge de 8 à 13 ans dans le cadre du projet « Autonomisation des jeunes et adolescents hors de l’école », mis en œuvre par le Congo et le Japon, et appuyé par l’Unicef. Il sera développé dans quatre départements, notamment Brazzaville, Pointe-Noire, Sangha et Likouala. Elle est aussi revenue sur l’implication de la direction générale de l’alphabétisation dans le Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE). Appuyé par la Banque mondiale, ce projet permettra la formation professionnelle de 6 000 jeunes déscolarisés via l’alphabétisation fonctionnelle.

« Au Congo, bon nombre de jeunes ont abandonné précocement l’école sans avoir acquis l’instruction nécessaire et bien d’autres, en âge scolaire, n’ont bénéficié d’aucun processus d’enseignement-apprentissage et ce, malgré les efforts fournis pour récupérer ces jeunes en difficultés cognitives et assurer leur insertion et réinsertion, aussi bien scolaire que socioprofessionnelle ; malheureusement, la gravité de leur « handicap » s’avère encore importante », a-t-elle souligné.

De son côté, Adolphe Mbou-Maba a rappelé que le respect de cette tradition témoigne de la volonté commune et partagée des différents acteurs d’asseoir en République du Congo, un système éducatif conforme aux velléités de développement et de formation, précisément aux questions ayant trait à la rescolarisation et à l’alphabétisation. Le directeur de cabinet a également indiqué que le gouvernement a entrepris d’étendre et de développer sur l’ensemble des départements, des structures consacrées à l’alphabétisation et à la rescolarisation de ses concitoyens. Selon lui, toutes ces opportunités ne sont plus l’apanage des cités urbaines, car les zones rurales offrent elles aussi des possibilités d’apprentissage fort louables.

« Vous allez commencer dès ce jour, la formation pour la maîtrise des problèmes qui se posent souvent, à la frange des jeunes et adolescents, exposés au décrochage scolaire, problématique qui préoccupe sans nul doute toute la communauté nationale, voire internationale. Une étape sera franchie, même s’il va en rester d’autres, sur le parcours sinueux des actions d’alphabétisation et de rescolarisation », a-t-il conclu, se félicitant des appuis sans failles des agences du système des Nations unies, notamment l’Unesco et l’Unicef.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Adolphe Mbou-Maba entourée de la représentante de l’Unesco et de la DG de l’alphabétisation ; les participants ; crédit photo Adiac

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