Rentrée scolaire 2015-2016 : encore un déficit en personnel enseignantLundi 5 Octobre 2015 - 18:02 Le manque de personnel enseignant s’est fait sentir dans quelques établissements scolaires d’enseignement général visités le 1er octobre, par le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Anatole Collinet Makosso. Le constat été fait lors de sa visite dans plusieurs écoles primaires, collèges et lycées dans les départements de la Likouala et de la Cuvette. C’était en compagnie des autorités locales et responsables des différentes formations syndicales De la ville d’Impfondo à Owando, le ministre était en face des élèves notamment à l’école primaire Omar Bongo en passant par l’école 31 juillet, le collège Guillaume Bokouaye, et le lycée Edouard Ambroise Noumazalaye. A Owando, il a visité le collège Maurice Leyet Gaboka, l’école primaire Trois Présidents, et le lycée d’Owando. Tandis qu’à Oyo, la délégation a visité l’école Merdersat, construite à queques kilomètre d’Oyo à Edou, l’école Ghislain Aristide Okemba Dzonga à Ondebé et le collège d’Obelé à Obouya. En effet, parmi ces écoles, le lycée Edouard Ambroise Noumazalaye connait le problème d’enseignants. Sur 2320 élèves de toutes séries confondues, l’établissement comprend 22 enseignants. Le collège Guillaume Bokouaye, 6376 élèves n'a que 43 enseignants. Cette école ne dispose pas d’enseignant de sciences physiques. Elle est confrontée également au problème de capacité d’accueil. Cette situation du manque d’enseignant touche également, le collège Maurice Leyet Gaboka d’Owando. Avec une pléthore de plus de 2000 élèves, le collège connait un déficit en personnel enseignant. Les cours sont dispensés en majorité par des bénévoles. Outre ceux-ci, l’on note le manque de tables bancs dans certains bâtiments. Interrogé sur ce manque d'enseignants, le ministre a souligné: « qu’aussi engagé que sera le gouvernement à former les enseignants, le rythme croissant de création des écoles ne permet pas d’avoir en temps réel les enseignants qu’il faut pour mettre à la disposition des écoles ». Il a, par ailleurs, ajouté : « Le Congo a près de 400 collèges et plus de 1832 écoles primaires publiques. Les écoles ont été créées dans les localités sans avoir pris en compte les postes budgétaires disponibles pour la couverture de celles-ci, le gouvernement a pensé au regroupement des écoles en redéfinissant la carte scolaire pour pallier le déficit des enseignants», a-t-il indiqué.
Pas de grève cette année mais en cas de blocus les négociations se poursuivront Le secrétaire général de la Fédération syndicale libre et autonome des travailleurs (Fesylat), Gérard Sita, a assuré le public qu’il n’y aura pas de perturbation due à des grèves en cette période scolaire 2015-2016. Cette assurance a été donnée au terme de la visite effectuée dans les différentes écoles par le ministre de tutelle. D’après lui, l’arme fatale du syndicat c’est la grève, mais les responsables syndicaux n’ont pas encore parlé de grève parce que les négociations sont en cours. Celles-ci portent sur le statut particulier des enseignants, le paiement des rappels de solde, le quota d’intégration des enseignants, la libération provisoire du directeur des examens et concours et les deux chefs de service et la prise en charge des enseignants intégrés n'ayant pas encore de numéro matricule. Parmi ces négociations le point le plus difficile, poursuit-il, est celui du statut particulier. «Le seul point qui reste à négocier est celui de l’application du statut particulier. Nous sommes en négociation avec le gouvernement pour ce statut particulier pour trois points essentiels à savoir : sa signature, sa publication et sa mise en application», a-t-il conclu. Rappelons que la rentrée scolaire 2015-2016 a été effective aux lycées et collèges. Au niveau de l’école primaire, elle a été timide. Le ministre Anatole Collinet Makosso en a fait le constat, et a signifié que cette responsabilité incombe aux parents d’élèves. Selon lui, ces enfants ne peuvent pas se mouvoir seuls comme les élèves des collèges et des lycées. Il a assuré qu’une réflexion a été menée par le gouvernement puis échangée avec les parents d’élèves pour créer l’école des parents. Cette école permet aux parents de comprendre leur rôle d’encadreurs des enfants. Pour les parents, les enfants n’ont pas été nombreux à l’école à cause du calendrier qui a établi la rentrée en fin de semaine. « Vue cette pente de deux jours, j’ai préféré garder mes enfants à la maison pour qu’ils prennent l’élan en début de semaine », s'est justifié l'un d'entre eux.
Lydie Gisèle Oko Notification:Non |