Migration : faible mobilisation des réfugiés devant le centre d’enregistrement biométrique

Vendredi 21 Août 2015 - 16:24

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Lancée par le HCR et le gouvernement congolais depuis le 17 août, l’opération d’enregistrement et de vérification de tous les réfugiés vivant au Congo, se poursuit au centre Nazareth, dans l' enceinte de la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville.

L’opération en question est très attendue par le gouvernement congolais, a confié Ebita Gama-Droms, conseiller juridique au Comité national d’assistance aux réfugiés (CNAR). « De notre côté, nous avons lancé des appels radio et télédiffusés, demandant aux réfugiés et demandeurs d’asile de venir se faire signaler, mais le nombre attendu ne s’est pas encore présenté. Nous avons reçu jusqu’alors environ 1500 demandeurs d’asile et quelques réfugiés. Ce n’est pas l’effectif attendu. », a-t-il fait savoir.

L’enregistrement et la vérification concernent quelque 60.000 expatriés demandeurs de protection, soit 29.000 Centrafricains, 23.000 Congolais de la RDC , 9.000 Rwandais, 450 Angolais, ainsi que des réfugiés burundais, sierra-léonais, ivoiriens… « L’opération permettra au gouvernement et au Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) d’adopter une politique digne de ce nom, en matière de scolarisation des enfants, d’assistance sanitaire aux plus vulnérables, ainsi les abris... Cela nous permet de canaliser l’aide nécessaire aux réfugiés. », a indiqué Ebita Gama-Droms.   

En effet, au niveau du site d’enrôlement des réfugiés ouvert au centre Nazareth à Brazzaville, le travail se fait à la chaîne entre le bureau du HCR de Brazzaville et le CNAR. "La personne arrive d’abord devant le premier bureau, en présentant tous ses documents, tels que l' attestation provisoire de séjour (APS) ou bien la carte de réfugié. Il y a parfois des réfugiés qui ont perdu toutes  leurs pièces. A ceux-là, on procède à la vérification de ses coordonnées à partir de la base des  données détenues par le HCR et le CNAR, puis elle passe à un autre bureau, au  cas où ses informations existent  dans le fichier", explique un responsable.

                  L’HCR et le CNAR continuent de recevoir des nouveaux demandeurs   

 « C’est une opération  régulièrement effectuée par le HCR, en principe, tous les deux ans. La dernière date de 2011. Il s’agit de vérifier la population des réfugiés  encore présente sur le territoire. Nombreux pays ont introduit la biométrie dans les passeports, il est donc normal qu’on le fasse aussi pour les réfugiés. Avec la biométrie, on  peut capturer les données de chaque individu et cela permet d’éviter les doubles  emplois. », a précisé la chargée de protection au HCR, Ginouvie Edith.

En ce qui concerne la protection et l’assistance des réfugiés, Ginouvie Edith, ajoute "actuellement, l’urgence se situe essentiellement dans la Likouala pour des réfugiés centrafricains, et que l’assistance  apportée  ne concerne que  les produits PAM. L’Etat congolais, avec le soutien des autres partenaires, apporte également assistance  aux soins de santé , à l'éducation et à l'abri".

Cette opération visant essentiellement à vérifier la carte de réfugié ou l' APS pour les réfugiés vivant à Brazzaville  prendra fin le 1er septembre prochain . Par ailleurs, explique le conseiller juridique au CNAR, le HCR et son service vont  continuer de revoir des nouveaux dossiers de demande d’asile ou de titre de réfugié. Mais sur ce point, le HCR est assez clair, « il sera quasiment impossible au HCR de payer par exemple des maisons en ville pour loger les réfugiés .  Nous apportons juste une assistance ponctuelle aux personnes vulnérables ou à besoin spécifique».

 

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

Photo du centre d'enregistrement biométrique

Notification: 

Non