Education : Anatole Collinet Makosso souligne la nécessité de redynamiser la formation continue des enseignants

Mercredi 14 Septembre 2016 - 18:45

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Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation a présenté, le 14 septembre aux participants à la 18e session du Conseil national de l’éducation, les fondamentaux de la formation continue

Anatole Collinet Makosso a, en effet, structuré sa communication en deux axes notamment la redynamisation des fondamentaux de la formation continue des enseignants et l’expérimentation d’un module de la formation continue : conférence pédagogique sur l’école du développement durable. Selon le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, la formation continue est une exigence pour l’enseignant et un élément déterminant la mise en œuvre des politiques visant l’amélioration des pratiques de l’enseignant, l’éducation de qualité et l’évolution du système éducatif. C’est une réponse aux questions et aux situations d’enseignement que connaissent les enseignants dans l’exercice au quotidien de leurs métiers.

S’agissant des fondamentaux de la formation continue, l’orateur a indiqué que la formation commence par la classe et toute la chaîne pédagogique doit être impliquée. « A tous les niveaux, les responsables pédagogiques doivent s’impliquer davantage. Au niveau de l’établissement, le chef d'établissement et le directeur des études doivent réaliser au moins quinze visites de classes par trimestre, suivre au moins une leçon d’essai par mois et par département pédagogique pour le secondaire, organiser au moins une conférence-débat en GRP par trimestre ; réaliser au moins une animation pédagogique par mois pour le primaire et dans les centres de rescolarisation », a précisé le ministre qui a ajouté la production des rapports d'activités pédagogiques de formation continue à transmettre à la direction départementale et à l’inspection coordonnatrice, tous les mois.

Au niveau de l’inspection, il a noté la nécessité de suivre les leçons d’essai conformément aux fréquences prévues et respecter le protocole de contrôle des activités pédagogiques. Elle doit aussi identifier les objets de formation ; organiser les séances trimestrielles de concertation entre les inspecteurs ; produire les rapports pédagogiques à transmettre au cabinet du ministre.

Concernant l’INRAP, les inspecteurs itinérants ont pour mission de contrôler l’existence des programmes et des matériels didactiques ; organiser les séances de concertation pédagogique avec les inspecteurs ; rédiger les modules de formation ; organiser la campagne de remédiation chaque trimestre (sessions de formation). Ils devraient également produire et vulgariser les guides pédagogiques et autres textes.

Le ministre a ensuite rappelé la tâche de la direction de la formation continue consistant à, entre autres, analyser tous les rapports de remédiation trimestrielle ; élaborer les programmes de perfectionnement des enseignants en collaboration avec l’INRAP et les inspecteurs. Il s’ajoute l’organisation des cours de perfectionnement des enseignants pendant les vacances scolaires.

Des innovations dès la rentrée scolaire prochaine

Abordant le deuxième axe de sa communication, Anatole Collinet Makosso a annoncé aux participants et à l’ensemble des acteurs du système éducatif la réforme des programmes qui devront désormais intégrer les notions de développement durable. « A l’occasion du renouvellement du programme scolaire en cours à l’INRAP, nous avons instruit que tous les programmes scolaires et toutes les disciplines intègrent l’éducation à la citoyenneté et le développement durable dès la première section de la maternelle jusqu’au Baccalauréat au secondaire », a-t-il indiqué.

Cette démarche consiste d’après lui, à faire connaître la vision du président de la République sur la nouvelle école congolaise décrite dans son ouvrage : « l’Afrique : enjeu de la planète », paru aux éditions LAFFONT en 2009 et sur les albums jeunesse Gondouana.

Pour lui, le développement durable est une forme de développement économique ayant pour objectif principal de concilier le progrès économique et social avec la préservation de l'environnement, ce dernier étant considéré comme un patrimoine devant être transmis aux générations futures. « La vision de la nouvelle école, celle du développement durable est donc pour Denis Sassou N’Guesso celle qui doit permettre aux enfants d’Afrique de réinventer le monde, de leur faire comprendre que le monde est un ami. L’école doit devenir pour l’apprenant synonyme de joie et d’espoir où il peut apprendre l’importance d’un jardin potager, où il doit être fier de ses racines africaines… », a-t-il décrit.

Notons que toutes ces innovations seront introduites dès la rentrée scolaire prochaine dans les écoles congolaises.

 

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Le ministre Anatole Collinet Makosso présentant sa communication ; crédit photo Adiac

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