Prévoyance sociale : Brazzaville pose les bases de la création du Fonds d’investissement africainMercredi 7 Septembre 2016 - 17:45 La capitale congolaise abrite depuis ce matin, dans sa banlieue nord, les travaux de la rencontre des directeurs généraux des organismes de prévoyance sociale affiliés à la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (Cipres)
Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Evariste Ondongo, a rappelé le contexte difficile dans lequel se tient cette réunion. Un contexte marqué, d’après lui, par une récession économique due essentiellement à l’effondrement du cours des matières premières, notamment le pétrole, dans la plupart des Etats. « En tant qu’acteurs financiers, il nous revient de multiplier des initiatives afin que le secteur de la prévoyance sociale, l’un des maillons sensibles des politiques socioéconomiques de nos gouvernements ne soit pas profondément affecté par les effets de cette crise », a-t-il invité. Le secrétaire exécutif de la Cipres, Innocent Mackoumbou Mballoula, a, de son côté, souhaité que cette réunion de Brazzaville devienne, par ses résultats et grâce à l’esprit d’ouverture et de compromis des participants, la rencontre ultime au cours de laquelle seront définitivement vaincues les forfaitures préjudiciables et menaçantes de l’incompréhension. « Que nos assises contribuent à sceller, par leur limon fertilisant et de manière irréversible, la réalité de l’engagement et la mise en œuvre du FIA à travers les études qui seront réalisées. J’appelle l’attention et la prédisposition de l’ensemble des directeurs généraux, pour que cette rencontre de Brazzaville soit gravée sur les tables de l’histoire de notre institution commune et qu’elle soit le point de départ d’une ère nouvelle », a-t-il invité. Présidant les travaux, Frédéric Manienze a indiqué que la création d’un Fonds d’investissement africain est perçue et reconnue comme une nécessité en vue de répondre à de très nombreux défis auxquels sont confrontés les organismes de prévoyance. Selon lui, ces derniers sont caractérisés par de très nombreux dysfonctionnements. Il s’agit, entre autres, de la rupture du ratio des actifs et des retraités, l’inadaptation du système de plafonnement des salaires soumis aux cotisations, la quasi-immuabilité des textes régissant le domaine de la prévoyance sociale, déséquilibre entre les taux de distribution et le coût de la vie. A cela s’ajoutent, l’absence d’optimisation et de profitabilité des ressources financières placées dans les banques et établissements financiers, les risques de mise en jeu de la responsabilité du banquier. « De ce point de vue, la capacité d’innovation et d’adaptation en vue de garantir la pérennisation du financement des prestations sociales par le moyen de la mise en place d’une nouvelle stratégie de rentabilité économique et financière se pose avec beaucoup d’évidence et de plus en plus de force », a déclaré le directeur de cabinet. Rappelons que les termes de référence du projet de création du FIA avaient été validés au cours de la rencontre des directeurs généraux des caisses de sécurité sociale des pays membres de la Cipres, tenue les 27 et 28 janvier derniers à Brazzaville. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Frédéric Manienze entouré d’Évariste Ondongo et d'Innocent Mackoumbou Mballoula; les participants; crédit photo Adiac Notification:Non |