Santé : L’OMS a distribué plus de dix-huit millions de doses de vaccin anti amaril.

Vendredi 1 Juillet 2016 - 14:42

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« À la mi-juin 2016, près de dix-huit millions de doses de vaccin antiamaril avaient été distribués dans le cadre des campagnes de vaccination d’urgence en Angola, en Ouganda et en République démocratique du Congo », indique l’organisation mondiale de la santé

Si les pays n’ont pas suffisamment de vaccins, fait savoir l’OMS, ils peuvent avoir accès à la réserve mondiale pour les situations d’urgence. A en croire, l’Oms, il faut un temps assez long pour produire le vaccin antiamaril, environ 12 mois, et il est difficile de prévoir à l’avance les quantités qui seront nécessaires chaque année pour riposter aux flambées.

À l’origine, le GIC prévoyait de stocker deux millions de doses par an mais, avec les demandes croissantes, la réserve d’urgence a été portée à six millions de doses par an en 2003, grâce à l’aide financière de Gavi, l’Alliance du Vaccin.

Cette année, la réserve mondiale de six millions de doses de vaccin antiamaril a déjà été épuisée par deux fois pour la riposte en Angola. Cela n’était encore jamais arrivé. Dans le passé, le GIC n’a jamais utilisé plus de quatre millions de doses pour maîtriser une flambée dans un pays.

Face aux demandes croissantes cette année, les quatre principaux fabricants qui fournissent la réserve mondiale en vaccins antiamarils ont travaillé jour et nuit pour reconstituer les stocks. Début juin 2016, il y avait 6,2 millions de doses mais cela pourrait ne pas suffire si plusieurs flambées surviennent simultanément dans des régions densément peuplées.

Il y a lieu de noter qu’en partenariat avec l’UNICEF, Médecins sans frontières (MSF) et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), l’OMS a créé en 1997 le Groupe international de coordination (GIC) pour l’approvisionnement en vaccins afin de gérer des réserves d’urgence  dans la perspective de futures flambées et de coordonner la distribution des vaccins dans les zones, en ayant le plus rapidement besoin. Des GIC ont été mis en place pour permettre l’accès aux vaccins contre le choléra, la méningite et la fièvre jaune.

Aline Nzuzi

Légendes et crédits photo : 

la vaccination protège

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