Causerie-débat : Cerveau vert 2063 expose sur le citoyen et la démocratie environnementaleLundi 21 Septembre 2015 - 13:45 En marge de la célébration de la journée internationale de la démocratie, le 15 septembre dernier, l’organisation non gouvernementale dénommée « l’Institut Cerveau Vert 2063 » a animé, le 19 septembre à Brazzaville, une causerie-débat sur le thème « démocratie et droit constitutionnel du citoyen à un environnement sain, satisfaisant et durable ». « Quand on parle de démocratie environnementale, il faut penser à l’accès à l’information, au droit du citoyen de participer au processus de prise de décisions dans la gestion de l’environnement. Certes, ce n’est pas le citoyen qui décide mais le gouvernant ou le décideur qu’il soit public ou privé. Ces derniers doivent l’impliquer, l’associer, l’écouter, le consulter pour que la décision ait un impact », a-t-il expliqué. La démocratie environnementale ne doit pas être le parent pauvre de la démocratie dite classique. D’ailleurs, les textes internationaux et nationaux confèrent aux citoyens et aux organisations non gouvernementales ainsi qu’au secteur privé des droits et des responsabilités qui prennent des formes officielles, de participer à l’évaluation environnementale, à l’élaboration des lois et règlements ainsi que des documents de planification, a indiqué l’ICV-2063. Il s’agit donc, pour le citoyen, d’être informé afin de décider en connaissance de cause ; de saisir le magistrat lorsque son droit direct et ses intérêts sont menacés ou affectés. Il incombe en premier, d’après l’ONG, aux pouvoirs publics et aux autorités administratives, puis aux acteurs non étatiques de favoriser la démocratie environnementale par la formation, l’information et l’engagement. Pour l’ICV-2063, la démocratie environnementale et ses principaux piliers doivent intéresser tout le monde. Cela appelle à des mesures audacieuses. C’est ainsi qu’elle souhaite voir évoluer les mentalités pour que toutes les personnes qui ne se sentent pas impliquées ou qui ont le sentiment d’être tenues à l’écart puissent prendre part à la gouvernance environnementale à tous les niveaux. Il est donc urgent, a rappelé l’ONG, d’engager une action concertée pour les faire entrer sur la scène politique. Enfin sur cette question de démocratie environnementale, l’ONG recommande une série de mesures au gouvernement pour favoriser l’engagement du public en matière de gouvernance environnementale. A cela, elle préconise que la vulgarisation des droits procéduraux et substantiels des populations en matière de l'environnement se poursuive à tous les niveaux.
Jean Jacques Koubemba Légendes et crédits photo :Les orateurs lors de la causerie Notification:Non |