Coopération: le Congo et le Canada envisagent de mettre sur pied un projet de formation des jeunes

Jeudi 18 Septembre 2014 - 14:43

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Soucieux de la formation des jeunes et de leur accès à l’emploi, le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Anatole Collinet Makosso, vient de séjourner au Canada où il a eu des entretiens avec certaines personnalités qui se disent prêtes à aider le Congo

Le chef de la délégation congolaise a par exemple, échangé avec les responsables des affaires étrangères chargés du développement durable du Canada. Il a été question pour Anatole Collinet Makosso de faire la promotion du projet du Forum des jeunes sur le développement des ressources naturelles et les métiers des mines. C'est un Projet de formation des jeunes et de développement des ressources naturelles (PFJDRN) que le Congo entend développer avec le Canada dans le cadre de la coopération bilatérale. Au plan national, ce projet qui sera mené par le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique, en partenariat avec les ministères techniques impliqués, a déjà recueilli l’assentiment de certaines agences spécialisées des Nations unies. Il s’agit, entre autres, de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et d’autres travaillant dans le secteur des ressources naturelles et des jeunes.

« Le projet vise ainsi à renforcer la formation, la recherche et le développement des ressources naturelles en général, des mines, forêts et gestion durables des ressources naturelles et environnementales en particulier en République du Congo. La formation des techniciens, enseignants au niveau doctorat et chercheurs, pour combler d’importants besoins observés dans le pays et dans la sous-région, est aussi visé dans ce vaste projet », peut-on lire dans le rapport de fin de mission.

Selon le ministre de la Jeunesse, le Congo qui est en pole position pour passer dans la phase de production des minerais a besoin d’une main d’œuvre, capable de travailler dans les industries minières. D’où la nécessité de mettre ensemble les jeunes et les opérateurs miniers pour les emmener à cerner les enjeux et à susciter les vocations. Dans cette perspective, un forum sera organisé en 2015 à Brazzaville avec l’appui technique et financier du Canada.

Lors de son séjour en terre canadienne, Anatole Collinet Makosso a également  rencontré la chancelière de l’université d’Ottawa, Michaëlle Jean. Avec la responsable de la plus grande université bilingue au monde qui propose environ 350 programmes de formation en Anglais et en français, le ministre congolais a envisagé un partenariat dans l’octroi des bourses d’exemption et plusieurs facilités à accorder aux étudiants congolais.

Il s’est enfin entretenu avec la directrice des affaires internationales des Collèges d’études générale et professionnelle (CEGEPS), Sylvie Thériault. Le Canada compte autour de 148 CEGEPS et forme chaque année plus de huit mille étudiants. Sylvie Thériault s’est, de son côté, dit prête à collaborer avec le Congo pour faciliter les inscriptions des jeunes congolais désireux d’obtenir une formation pratique dans divers domaines. Cette formation qui peut se faire à distance est sanctionnée par des attestations d’études collégiales.

Pour Anatole Collinet Makosso, il sera question de mettre ces dispositifs dans les maisons de jeunesse et de citoyenneté pour orienter les jeunes, les accompagner dans leurs démarches d’inscription, d’obtention de visa, de déplacement jusqu’à leur installation au Canada.

Parfait Wilfried Douniama