Education: le ministre Anatole Collinet Makosso appelle à une prise de conscience

Mardi 6 Octobre 2015 - 15:30

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Le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, de l'alphabétisation, de la jeunesse et de l'éducation civique, Anatole Collinet Makosso, a appelé le 1er octobre, le personnel enseignant à une prise de conscience collective.

L’invite a été faite lors de la réunion organisée avec les pédagogues au terme de sa visite dans les établissements scolaires à la mairie d’Owando. Cette rencontre s’est déroulée en présence des autorités locales de cette ville.

En effet, la communication a porté sur le processus de  la fraude observée pendant l’examen du baccalauréat session de juillet dernier et les valeurs éthiques de l'enseignant.

Le ministre a expliqué que la situation de fraude a terni l’image du Congo. Cette mauvaise pratique, poursuit-il, ne doit plus se répéter. Selon lui, cette situation doit interpeller la conscience collective des enseignants en vue d’établir les responsabilités des uns et des autres. « Les enseignants ont été à l’origine de la fuite des matières au baccalauréat. C'est eux qui proposent des sujets pour un examen, procèdent au choix et à la correction des sujets. C’est à cause des enseignants que les épreuves orales ont été supprimées au baccalauréat. Dans les salles d’examen ils ne surveillent plus les élèves mais plutôt le jury , rappelle-t-il, avant de souligner la mission d'un enseignant : assurer la crédibilité et la probité des diplômes».

Le ministre a, par ailleurs, demandé aux enseignants de ne plus accuser les élèves. Il a  émis le souhait aux inspecteurs et conseillers pédagogiques de veiller aux enseignements dispensés par les enseignants. Au directeur départemental, Anatole Collinet Makosso a insisté sur leur présence dans les établissements.

Quelques éléments constitutifs de la fraude scolaire

La question de fraude en milieu scolaire a été également l’un des points débattus à la 17ème session du Conseil national de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire, secondaire tenue récemment à Brazzaville.

À l’issue de ces assises, une recommandation relative à la fraude a été prise en compte par les acteurs de l’éducation. Celle-ci, recommande  d’intensifier la lutte contre la fraude et la corruption en milieu scolaire.

En effet, quelques actes commis par l’élève pour avoir un résultat, la falsification de son évaluation scolaire ou celle d’un autre élève, considérés comme fraude ont été les suivants : une copie contraire à celle distribuée lors d’un examen, l’utilisation de tout document non autorisé, une communication sans autorisation du surveillant avec une autre personne, la reproduction en tout ou en partie du texte ou du travail d’un autre étudiant sans en préciser la source et bien d’autres.

 

 

Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

le personnel enseignant (crédit-adiac)

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