Ebola : la Sierra Leone n’est pas encore tirée d’affaire

Mercredi 16 Septembre 2015 - 13:07

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La Sierra Leone a connu une déconvenue dans sa longue marche vers l’éradication du virus Ebola, avec un nouveau décès dans une province qui n’avait plus signalé de cas depuis près de six mois.

 

En effet, les autorités sanitaires sierra-léonaises ont décidé le 15 septembre de mettre en quarantaine près de sept cents personnes afin d’empêcher une recrudescence de l’épidémie d’Ebola après la mort dimanche d’une adolescente de 16 ans.

« Plus de 680 habitants du village de Robureh se trouvent désormais sous quarantaine pendant 21 jours », a précisé le porte-parole du centre de réponse local à Ebola, Amadu Thullah.

Parmi les personnes en confinement, on a dénombré les parents de la jeune fille décédée, ses proches et ses camarades de classe. D’après le porte-parole du ministère de la Santé, Seray Turay, ces personnes sont classées comme présentant un haut risque bien qu’elles n’aient montré aucun signe ou symptôme de la maladie.

Certaines sources expliquent que ce nouveau cas n’a pas de lien avec un foyer de contamination situé dans la province voisine de Kambia, où est morte fin août une femme de 67 ans dans le village de Sella Kafta, qui a depuis été placé en quarantaine. Le Centre national de lutte contre Ebola (NERC) a dénombré 1.524 personnes en quarantaine dans les deux provinces.

Dans la région de Makeni, la plus grande ville du nord du pays Amadu Thullah a expliqué que, « le moral était extrêmement bas. C’est un coup de semonce. Cela montre qu’Ebola est toujours présent dans le pays. »

Juste avant ces nouveaux cas, la Sierra Leone espérait être en voie d’éradication du virus après la sortie d’hôpital, en août dernier à Makeni de la dernière malade.

La Sierra Leone, la Guinée et le Liberia, trois pays voisins de l’Afrique de l’Ouest, concentrent plus de 99% des victimes de l’épidémie d’Ebola qui sévit depuis décembre 2013 dans cette partie du continent.

Partie du sud de la Guinée, elle est la plus grave depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976, et elle a fait plus de 11.300 morts pour quelque 28.000 cas, un bilan sous-évalué, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cependant, l’épidémie a décru depuis le début de l’année et les trois pays espèrent en venir à bout.

Yvette Reine Nzaba

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