Enseignement supérieur : l’heure est à la recherche de la performance

Mercredi 10 Décembre 2014 - 18:52

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Tel est l’objectif poursuivi par la 3e session ordinaire du Conseil national organisée les 10 et 11 décembre à Brazzaville sur le thème : « Pour un enseignement supérieur performant, capable de produire des compétences techniques et professionnelles indispensables à l’atteintes des objectifs du Plan national de développement 2012-2016 et à l’émergence du Congo en 2025 »

En effet, les participants vont examiner pendant les deux jours de travaux des documents liés, entre autres, à l’élargissement des offres de formation dans les pôles universitaires départementaux ; la vision de l’université Marien-Ngouabi sur la consolidation et le développement des offres de formation. Tout ceci afin de produire des compétences techniques et professionnelles indispensables au monde du travail, d’ici à 2025.

Ils plancheront aussi sur la vision des établissements privés de l’enseignement supérieur sur la consolidation et le développement des offres de formation ainsi que sur l’urgence de mettre en place une politique d’assurance qualité application au système de l’enseignement supérieur en République du Congo.

Présidant les travaux, le ministre de l’Enseignement supérieur, George Moyen, a fixé les conseillers sur les trois objectifs fondamentaux attendus à l’issue de cette rencontre. Il s’agit de la consolidation des offres actuelles de formation aussi bien dans les établissements publics que privés agréés ou conventionnés de l’enseignement supérieur, et l’élargissement des offres de formation par la création des filières spécialisées dans les domaines porteurs tels que : la foresterie, l’agronomie, l’agro-industrie, l’architecture, les mines, les sciences politiques. Il s’agit enfin de l’amélioration de la qualité des offres de formation par la mise en place d’une politique d’assurance qualité applicable à l’enseignement supérieur.

« L’ambition de développement du sous-secteur de l’enseignement supérieur pour pertinente qu’elle soit ne peut être réalisée que si les établissements d’enseignement public et privé œuvrent en vue d’atteindre les mêmes objectifs. L’Université Marien-Ngouabi est à ce titre au centre de l’impulsion d’un système cohérent, car dotée d’importantes ressources humaines, qualifiées et reconnues au plan international. Ce rôle majeur reconnu à l’Université Marien-Ngouabi exige qu’elle soit reconfigurée afin de l’adapter aux exigences d’un contexte mouvant et aux attentes de la nation », a martelé le ministre.

En effet, le ministère a amorcé depuis 5 ans, l’opération consistant à l’organisation de l’enseignement supérieur privé. Le moment est arrivé, d’après le Pr George Moyen, de prendre des mesures fermes afin d’établir les contrats ou les conventions avec ceux des établissements qui seront en harmonie avec la réglementation en vigueur dans l’enseignement supérieur. « Les établissements d’enseignement supérieur sont soumis à deux obligations : celles de nature juridique qui sont à la base de la création des établissements privés ; obligations propres au sous-secteur de l’enseignement supérieur qui ont un rapport avec la pédagogie, la recherche et l’expertise. Pour ce faire, le système pédagogique, Licence Master Doctorat (LMD) en application depuis quelques années doit faire l’objet d’une évaluation à la fois interne et externe. La réalisation de l’assurance qualité est à ce prix », a-t-il indiqué.

Dans le cadre de la réalisation de ces conditions, le ministre a annoncé l’organisation, au titre des années académiques 2015-2016 et 2016-2017, de deux sessions spéciales consacrées à l’agrément des établissements privés d’enseignement supérieur.  L’objectif étant de passer de l’agrément provisoire à l’agrément définitif, renouvelable tous les 5 ans.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Les participants ; crédit photo Adiac