Réinsertion socioéconomique : l'AFD finance le projet Lisungi à plus de 6 milliards FCFAJeudi 8 Septembre 2016 - 18:45 Après Loandjili à Pointe-Noire, la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, a procédé le 7 septembre à Brazzaville, au lancement des activités d’extension du projet Lisungi à Mfilou, Madibou et Djiri.
Les opérations d’identification et de sélection des bénéficiaires sont confiées à l’Institut national de la statistique. L’Unicef va assurer les formations des agents sociaux sur le suivi des conditionnalités par les ménages et la promotion du registre social unifié. Le directeur de l’AFD a, dans son intervention, invité le gouvernement congolais à verser les fonds de la contrepartie afin de permettre au projet Lisungi d’atteindre ses objectifs. Selon Stéphane Madaule, le développement humain est l'une des trois priorités de l'AFD au Congo dont le portefeuille d'intervention s'élève aujourd'hui à près de 600 M€ pour une vingtaine de projets. « S'agissant du projet Lisungi, l'AFD avec 8 millions d'euros contribue largement au plan de financement de cette opération. Les autres contributeurs sont la Banque mondiale avec 2 millions de dollars et le gouvernement du Congo avec 23,8 millions d'euros. Ce projet a le mérite de s'attaquer aux fléaux de la pauvreté, du chômage, des inégalités qui frappent encore une large partie de la population et un frein au développement économique et social du pays », a-t-il rappelé. « Faire preuve du sens du devoir dans l’accomplissement de la tâche » Ce financement complémentaire de l'AFD permettra, a-t-il souligné, d'étendre les activités du projet dans les arrondissements de Mfilou, Madibou, Djiri et Loandjili, zones qui jusqu'alors n'étaient pas prises en compte. Le nombre de ménages ciblés passera donc de 6 000 à environ 10 000 . « En échange de cet appui, ces ménages devront scolariser leurs enfants et effectuer un suivi rigoureux de leur santé. A côté des résultats positifs déjà enregistrés par le projet, des difficultés demeurent. Le décaissement des fonds de contrepartie par le gouvernement s'avère essentiel pour que la marche en avant de ce projet ne soit pas bloquée. C'est pourquoi, je profite de cette occasion pour demander au gouvernement de verser rapidement sa contrepartie », a invité Stéphane Madaule. Lançant les activités d’extension, la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité a mis en relief la place du ciblage dans le choix des ménages bénéficiaires. « Je me dois d’attirer l’attention des uns et des autres sur le fait que la complaisance dans le ciblage des bénéficiaires ne nous permettra pas d’atteindre l’objectif qui est celui de la lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité. C’est pourquoi les acteurs impliqués dans le ciblage doivent faire preuve du sens du devoir dans l’accomplissement de la tâche qui leur incombe. Du bon ciblage dépendra la réussite de notre projet. Il revient donc à tous les acteurs de s’y impliquer avec abnégation », a mis en garde Antoinette Dinga Dzondo. Rappelons qu’avec les premiers ménages issus de la convention avec la Banque mondiale, le nombre total de bénéficiaires à couvrir dans les onze localités dont Oyo, Makoua, Makélékélé, Bacongo, Moungali, Talangai, Oyo, et Mvoumvou sera de 10.707.
Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1-Le présidium, 2- Les participants (Crédit photos Patrick Massamba) Notification:Non |