![]() Muana Mboka: l'édition décennale se tient ce 17 juillet au GHKMercredi 15 Juillet 2015 - 16:03 La RDC a mis du temps pour s’offrir son événement culturel de prestige, le Trophée panafricain de l’excellence Muana Mboka. Ce prix de mérite, né des cendres de Ngwomo Africa qui n’a pu survivre à son géniteur, vient d’accomplir, sans coup férir, dix années d’existence. Rendez-vous est pris pour ce vendredi 17 juillet au parking du Grand Hôtel Kinshasa.
Constance, persévérance… Un exercice éprouvant derrière lequel se cache un énorme investissement à tout point de vue. Des personnes physiques ou morales douées et inventives ayant excellé dans leurs domaines respectifs ont, au fil d’années, été primées sur base des critères préalablement définis par un jury spécial. Quelques lauréats ont eu droit, de leur vivant, à une reconnaissance nationale via le trophée Muana Mboka à l‘instar de Wendo Kolosoy et Tabu Ley. De tout temps, l’exercice a consisté à identifier les personnes porteuses des valeurs positives et à les présenter comme des modèles à suivre dans une perspective de requalification de l’éthique sociale. L’édition jubilaire est celle de la relance des activités de l’institution Muana Mboka mises en veilleuse après trois années de stagnation, la dernière édition datant du mois d’août 2012. Alors que l’illusion d’une fin de règne semblait gagner les esprits jusqu’à faire douter de l’expertise des organisateurs quant à leur capacité de régénérer après un moment de fluctuation, la dynamique était toujours là, inébranlable. L’aventure était bien loin de s’arrêter… Des faits marquants Muana Mboka, c’est aussi toutes ces anecdotes qui l’auront émaillé, inimaginables pour les uns et rocambolesques pour les autres. A force de jouer le rôle du mari d’Akisi Delta dans le groupe « Ma Famille », Michel Boyeri, en réceptionnant le trophée au nom du groupe, a déclaré être fier du travail abattu par « sa femme » Akisi Delta. Correction et ou rétractation vite faite : « Ma femme dans la série ». Et quelqu’un de crier dans la salle. « Elle est quantième dans la série de tes femmes ? ». Pour sa part, le lauréat Yandi Mosi (artiste comédien de son état) s’était plaint, du haut de la tribune de Muana Mboka, de continuer de rouler en moto. Il a fini par avoir gain de cause, car il fut gratifié quelques jours après, d’une jeep neuve, don du chef de l’Etat. Des larmes de Lufwa Mawidi pour qui le sacre de Muana Mboka compensait l’oubli dont il a toujours fait l‘objet de la part de l’Etat à l’éclat particulier donné par le Général Dabira à son trophée fêté avec faste à Brazzaville en passant par la formule alambiquée « Je suis chez moi et je reste chez vous » de Meyer (fondatrice du Lycée Motema Mpiko), il va sans dire que l’événement est à la fois une source incommensurable de motivation et d’inspiration. À l’entame de la nouvelle décennie, une réelle introspection s’impose dans le chef des autorités pour qu’un soutien conséquent soit apporté à la culture, véritable vitrine destinée à promouvoir le potentiel artistique d’une nation mais aussi seule donne susceptible de rassembler au-delà des différences. Alain Diasso Notification:Non |