Gendarmerie nationale : recrutement de 2800 jeunes à compter du 8 décembreMardi 2 Décembre 2014 - 19:00 Dans un échange avec la presse, le 2 décembre à Brazzaville, le commandant de la gendarmerie nationale a précisé que le dépôt des dossiers de candidatures démarre le 8 décembre prochain à Brazzaville et à Pointe-Noire alors que dans les autres départements du pays, il démarrera le 11 pour être clôturé le 18 décembre.
« L’entrée à la gendarmerie est conditionnée par la réussite à un concours. Ce n’est pas un recrutement direct ; l’admission se fera par voie de concours. Généralement, la tranche d’âge requise pour ce genre de recrutement est de 18 à 25 ans, mais le gouvernement, en tenant compte du fait de réduire toujours le chômage, a pensé pousser l’âge jusqu’à 27 ans pour permettre aussi aux jeunes dont l’âge varie entre 25 et 27 ans d’avoir leur chance pour cette occasion », a expliqué le général Paul Victor Moigny. Interrogé par la presse sur la rumeur qui court dans la ville faisant état de ce que les noms des admis seraient connus d’avance, le commandant de la gendarmerie nationale a répondu que ceux qui réfléchissent de cette manière sont des gens qui n’ont pas la capacité de passer un examen. Ils veulent, a-t-il martelé, passer par la voie de la facilité. « Que l’on soit né d’un parent très pauvre où d’un parent très riche, que l’on soit né à l’est, à l’ouest, au nord ou au sud du Congo, tout le monde a quasiment les mêmes chances de réussite au concours d’entrée à la gendarmerie. Ceux qui pensent que cela est déjà réglé d’avance, ce sont ceux qui ne veulent jamais fournir un seul effort mais qui veulent qu’on les pousse pour y arriver », a-t-il argué, rappelant qu’il s’agissait d’un concours et non d’un examen. A la différence de l’examen, a expliqué le général Moigny, le concours est organisé à base d’un quota donné. Pour cette année, la gendarmerie ne prendra que les 1500 personnes qui lui sont accordées. C’est ainsi qu’il a exhorté les potentiels candidats à fournir plus d’efforts afin de figurer dans le quota. « Le concours que nous organisons n’est pas trop difficile, il suffit que les candidats aient un peu le réflexe de lire les journaux, de suivre ce qui se passe à la télévision, à la radio. Les enfants dès maintenant peuvent se mettre au travail puisque le concours se déroulera dans un mois, ils ont le temps de se documenter, de lire, de chercher à comprendre et à faire un peu de maths élémentaires », a-t-il invité. Des mesures pour lutter contre la falsification des documents Dans l’optique de lutter contre la fraude sous toutes ses formes, le commandement de la gendarmerie nationale a annoncé la mise en place d’un dispositif aussi bien sur le plan pratique qu’à partir de la technologie, afin de déceler tous les faux documents. « Nous allons mettre en place une batterie de mesures qui permettront de déceler chaque fois tous ceux qui tenteront de tricher. Nous avons mis en place une commission chargée de veiller au grain, point par point, détail par détail, de sorte que personne n'échappe au contrôle. Quiconque sera pris en flagrant délit de fraude finira dans les geôles », a-t-il mis en garde. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Le général Paul Victor Moigny répondant aux questions de la presse ; crédit photo Adiac |