Conseil national de l’éducation : une réflexion autour des forces et faiblesses de la formation initiale et continue des enseignants

Lundi 12 Septembre 2016 - 19:30

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Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, a procédé le 12 septembre au lancement des travaux de la 18e session du Conseil national de l’éducation sur le thème : « La formation initiale et continue des enseignants comme l’un des piliers de la stratégie sectorielle de l’éducation »

Les acteurs de l’éducation nationale sont réunis du 12 au 14 septembre à l’auditorium du ministère des Affaires étrangères, à la faveur du Conseil national de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation. Ils vont, pendant trois jours, débattre de plusieurs sous-thèmes. Il s’agit, entre autres, du « Profil des enseignants dans les écoles privées de l’enseignement général » ; de la « Problématique de recrutement et de l’utilisation des enseignants » et la « Formation initiale des enseignants à l’Ecole normale supérieure et à l’Ecole nationale des instituteurs.

Les participants seront également édifiés sur la « Formation continue des enseignants : forces et faiblesses » ; le « Rôle de l’inspecteur dans la formation continue des enseignants » ;  « les enseignants au cœur de l’objectif de l’agenda 2030 de l’Unesco pour l’éducation » ; la « Contribution des promoteurs du sous-secteur privé et des syndicats ». En effet, il est question de réfléchir aux forces et faiblesses de la formation initiale des enseignants, de rappeler le rôle des encadreurs chargés de cette formation et surtout de réfléchir aux réformes pédagogiques novatrices pour une nouvelle école congolaise.

Présidant les travaux, le ministre Anatole Collinet Makosso a rappelé que les enjeux de cette session étaient de taille. Ils s’inscrivent, a-t-il souligné, dans un environnement national marqué par la ferme volonté des pouvoirs publics à rechercher et à trouver des solutions durables. Celles-ci visent, selon lui, la modernisation de l’ensemble du système éducatif, l’amélioration des résultats scolaires. Le but étant la nécessité d’asseoir une politique d’envergure capable de poser les bases d’une refondation réelle de l’école congolaise, tout en prenant en compte l’ensemble des préoccupations utiles à son redressement et à son bon fonctionnement.

« Notre pays doit pouvoir compter sur ses ressources humaines de qualité pour son développement. Notre émergence se fera à ce prix car, tant vaut l’école, tant vaudra la nation congolaise. Par la même occasion, il nous faut retenir, conformément à notre thématique, qu’il n’y aura pas d’émergence de l’école sans une formation efficiente et efficace des enseignants qui sont considérés à juste titre comme des opérateurs pédagogiques par excellence », a martelé le ministre en charge des questions de l’éducation de base.

 « Intégrer les notions de citoyenneté, des technologies nouvelles et de développement durable »

D’après lui, quiconque veut exercer le métier d’enseignant, doit être formé à la base et se former de façon permanente afin d’acquérir le savoir, le savoir-faire et le savoir-être. En effet, les mutations profondes de l’environnement économique et social dans lequel évolue actuellement ce sous-secteur, exigent des réformes de grande envergure. « Il nous appartient donc de faire l’état des lieux de la formation initiale et continue des enseignants afin d’en déceler les forces et faiblesses. On ne saurait prétendre avoir une éducation de qualité sans enseignants qualifiés », a-t-il poursuivi.

Anatole Collinet Makosso a également insisté sur le fait que la formation continue doit être remise au cœur du système et vécue comme vecteur de professionnalisation du métier d’enseignant. Il a, par ailleurs, exhorté les participants à poursuivre la réflexion non seulement pour le devenir de l’école en matière de formation des enseignants mais aussi sur les programmes d’enseignement devant intégrer les notions de citoyenneté, des technologies nouvelles et de développement durable.

« Pour traiter cette problématique, il convient d’examiner non seulement les questions de fond liées à la formation initiale telle qu’elle s’effectue dans nos écoles professionnelles, mais aussi celles liées au renforcement des capacités des enseignants en activité, afin que ces différentes formations s’arriment à la modernité pour un Congo émergent d’ici à l’horizon 2025 », a-t-il conclu, en présence de ses collègues de l’Enseignement technique et professionnel Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes ; de la Jeunesse et de l’Education civique Destinée Hermella Doukaga ; des Affaires sociales Antoinette Dinga Dzondo et de la Promotion de la femme Inès Nefer Ingani.

 

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Le présidium; les participants; crédit photo Adiac

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