![]() Grands lacs: vers plus de transparence dans le commerce des « minéraux du conflit »Lundi 18 Mai 2015 - 18:30 Le Parlement européen va devoir trancher le 20 mai sur le renforcement de la lutte contre le commerce de l’or, du tantale, du tungstène et de l’étain qui financent des conflits armés notamment à l‘est de la RDC.
Ce projet en examen au Parlement européen se révèle comme une réelle opportunité d'approfondir les efforts dans le secteur des mines afin d'assurer une chaîne d'approvisionnement transparente. Élaborer une législation capable de mettre fin aux profits générés par le commerce de minerais utilisés pour financer des conflits armés et favoriser des pratiques responsables d'approvisionnement dans les zones de conflit, tel est l’objectif des discussions qui promettent d’être houleuses. Déjà, les eurodéputés seraient divisés quant à l‘idée d’imposer ou non un système de certification obligatoire devant s'appliquer à tous les acteurs de la chaîne d'approvisionnement des métaux et des minéraux en provenance de zones de conflit. Faudra-t-il ou non imposer un principe de transparence contraignant à l’intégralité de la chaîne d’approvisionnement de ces minéraux de sang ? La question est au cœur du débat. En attendant des éventuels amendements, le texte encore en vigueur ne couvre que quatre minerais, à savoir l’or, le tantale, le tungstène et l’étain. Le Parlement européen scruterait, d’après certaines sources, la possibilité d’élargir le champ du règlement à d’autres minerais. Une équation qui paraît compliquée, notamment en termes de charges pour les entreprises concernées, fait-on savoir. Une chose est vraie, c’est que l’option est déjà levée pour le renforcement de la lutte contre les « minerais de sang » provenant des zones de conflit par l’instauration d’une traçabilité obligatoire de tous les produits depuis le lieu de production jusqu’au détaillant final. Alain Diasso Légendes et crédits photo :Des hommes travaillant dans une mine au nord-est de la RDC Notification:Non |