![]() Procès Mamadou Ndala : un témoin-clé meurt quelques heures après sa dépositionJeudi 2 Octobre 2014 - 18:45 En attendant que les juges ne se prononcent sur cet incident qui laisse libre cours à toute sorte de spéculations, d’aucuns pensent déjà à une tentative d’étouffer la vérité sur les circonstances exactes de la mort du colonel défunt.
En attendant que les juges ne se prononcent sur cet incident qui laisse libre cours à toute sorte de spéculations, d’aucuns pensent déjà à une tentative d’étouffer la vérité sur les circonstances exactes de la mort du colonel Mamadou Mustapha Ndala. Leur conviction est renforcée par la déposition du défunt chauffeur qui, contre toute attente, était revenu sur la version des faits qu’il avait donnée au procureur général au moment de l’enquête. Il aurait renié le fait que la jeep du colonel assassiné avait pris feu au moment de l’attaque affirmant avoir soutenu cette thèse sous pression et à l’absence de son avocat. Il a, par ailleurs, reconnu avoir conservé le téléphone portable de l’officier assassiné après cet attentat. Sans doute que le sergent-major Ngabu accusé, à l’instar d’autres prévenus d’avoir livré des informations sur le mouvement du général, représentait dans cette affaire, un témoin-clé de qui l’on pouvait tirer énormément d’indications sur ce nébuleux crime. Il était d’ailleurs le seul à avoir comparu lors de la première audience de mercredi portant essentiellement sur la confirmation des charges pour chaque accusé. Le procès, quant à lui, se poursuit sans anicroche, comme si rien ne s’était passé. Une douzaine des personnes défilent devant la barre sur les vingt et une en détention. Neuf autres sont en fuite à l’instar du patron des rebelles ougandais des ADF. Quelques cadres militaires de la région se retrouvent également sur le banc des accusés à l’image du colonel Idelphonse Ngabo en charge des renseignements et de l’ancien comandant de ville BizuruNgabo Tito. Pour rappel, le colonel Mamadou Ndala, commandant de la brigade commando URR (Unité de réaction rapide) a été tué le 2 janvier dans une embuscade tendue par des hommes armés non encore identifiés dans le village appelé Ngadi, entre l’aéroport de Mavivi et Beni-ville, dans le Nord-Kivu. Le véhicule dans lequel il voyageait avait été calciné après avoir été atteint par un tir de roquette. Alain Diasso Légendes et crédits photo :Le sergent-major Ngabu à son arrivée à la tribune du 8 Mars |