Vie des partis : l’opposition dénonce certaines « astuces malicieuses » du pouvoir
S’agissant par exemple des mesures liberticides interdisant les activités des associations et partis politiques, dans les espaces publics et privés, ces leaders de l'opposition ont fait savoir aux militants qu’aussi bien à Dolisie qu’à Sibiti, le chef de l’État annonçait être à l’écoute d’un peuple qui devait décider de son destin. Vouloir cela, a rappelé ce collectif, signifiait s’obliger à accepter les débats au sein des forces vives de la Nation quelles que soient leur appartenance philosophique, politique, sociale et culturelle. Tel n’est malheureusement pas le cas a déploré cette opposition. Elle a étayé sa thèse en faisant savoir que force est de constater que les administrateurs-maires et les services de police des arrondissements de Brazzaville opposent un refus systématique aux demandes de salles de réunions publiques et privées pour l’organisation des activités des associations et partis politiques de l’opposition. Le cas du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel, le 15 juin dernier, ainsi que celui des femmes du Parti social-démocrate congolais (P.S.D.C), le 05 juillet. À travers ces mesures, a décrié l’opposition, le pouvoir fait étalage du « mensonge politique » qui affecte, selon ce collectif, la personnalité du chef de l’État. Au regard de tout ceci, il estime que le pouvoir, plutôt que de chercher à créer des troubles afin de « passer en force », a intérêt à choisir la voie de la raison à savoir la convocation et la tenue des états généraux de la nation.
Jean Jacques Koubemba |