Transports en commun : les professionnels accentuent leur lutte contre les demi-terrainsDe Notons que ce phénomène est né du non-respect par les chauffeurs de bus des itinéraires fixés par la mairie centrale. Et comme l’a si bien dit le commissaire de police du poste de sécurité publique de Mounkondo, Moulongo Ngoma : « Le phénomène des demi-terrains constaté dans la ville de Brazzaville, et ailleurs, n’émane pas des propriétaires des bus et taxis mais plutôt des chauffeurs et contrôleurs de ces bus. Il faut à tout prix mettre fin à ces pratiques. » Le commissaire a salué le travail du syndicat, certes difficile, mais qui devrait s'avérer efficace pour éradiquer ce phénomène. Quelques citoyens interrogés sur les lieux n’ont pas manqué d'encourager les efforts du syndicat. Ils ont loué les quelques signes d'amélioration constatés dans la zone sud, notamment à Bacongo. « Nous avons une lourde tâche à mener, lutter contre les demi-terrains. Nous sommes là pour faire la guerre, surtout aux contrôleurs qui ne comprennent pas que ces pratiques mettent nos citoyens en difficulté », a déclaré un des régulateurs. Pour sa part, le coordonnateur de cette fédération, dont font partie les anciens chauffeurs et contrôleurs, Carel Cyrille Dzoundou, a fait savoir : « Notre travail ne consiste pas seulement à défendre les droits de nos membres, il nous faut aussi les éduquer, les amener à respecter les lois établies par l’État. La mairie a fixé des trajets fixes, qu’ils nous faut respecter. » Après avoir remercié le président de la FESYPTC, il a sollicité l’appui de la mairie et aussi de la direction générale des Transports terrestres. Rappelons que cette initiative est née d'une demande d’assistance de la section fédérale de transport du département de Brazzaville adressée à la police nationale dans le cadre de la lutte contre les demi-terrains. Jean-Jacques Koubemba Légendes et crédits photo :Photo : Des minibus de transport public à Brazzaville. (© DR) |