Promotion féminine : le Festival international d'expression féminine refait surface
Pour mieux informer sur le Fief ainsi que sur les différentes activités qui vont marquer sa deuxième édition, une conférence de presse, animée par cette dernière, a eu lieu le 19 juillet à l'espace culturel Yaro. Après avoir évoqué la raison de l’arrêt momentané du Fief, dû au manque de soutien, Germaine Ololo a lancé un appel aux femmes : « Nous n’avons pas encore les moyens de notre politique, c’est pourquoi j’appelle les femmes à tout mettre en œuvre pour qu’ensemble nous accompagnions les talents féminins. » Outre cette conférence, Issima a lancé le 15 juillet à l'espace culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard un atelier de formation sur la gestion administrative des structures artistiques. Cette formation, assurée par Pierre-Claver Mabiala, opérateur culturel et président du chapitre national du réseau Arterial Network Congo, réunit 17 acteurs culturels de Brazzaville, Dolisie et Pointe-Noire et prendra fin le 25 juillet. Le village du festival, qui tiendra ses activités du 23 au 28 juillet, accueillira la fondation Calissa-Ikama basée à Brazzaville. Cette structure, œuvrant dans la lutte contre les maladies cancéreuses, et qui possède un volet destiné à la promotion de la littérature, bénéficiera d’un espace qui lui permettra de faire des communications destinées aux artistes. Il y aura aussi la clinique mobile du CNLS (Conseil national de lutte contre le sida) qui se chargera de la sensibilisation sur le VIH-sida et du dépistage des populations. Au programme de la deuxième édition du Fief figurent la musique traditionnelle (rituel tchikumbi, symbole de la dignité de la femme) ; la musique tradi-moderne, avec des artistes et groupes comme Étylène Kinga et Marque Athée de Pointe-Noire, Liz Babin de Brazzaville et Les HT de la République démocratique du Congo. Il y a aussi le théâtre, avec la compagnie Issima, la troupe théâtrale des Coulisses et la compagnie Mille Saveurs de France (coproduction France, Burkina Faso, Congo et Martinique). Lucie-Prisca Condhet-N’Zinga Légendes et crédits photo :Germaine Ololo, directrice de la compagnie Issima © ADIAC |