Nelson Mandela : comment le plus célèbre prisonnier politique est devenu une icône dans la culture populaireFree Nelson Mandela Tandis que la colère du mouvement Free Mandela gronde sur l’apartheid, la musique s’engage elle-aussi. En 1983, le groupe britannique The Specials Aka ouvre le bal avec le sans équivoque Free Nelson Mandela – entré dans les charts cette année-là – appelant purement et simplement à la libération. Deux ans plus tard, c’est au tour du géant Stevie Wonder d’user de son art pour défendre la justice avec I Just Called To Say I Love You, extrait du film La Fille en rouge. Lorsque l’artiste reçoit l’oscar de la meilleure chanson originale, il dédie sur scène sa victoire à Nelson Mandela. Les répercussions ne se font pas attendre, le titre est censuré par le gouvernement sud-africain.Youssou N’Dour compose l’album Nelson Mandela paru en 1986, et le Sud-Africain Hugh Masekela, contraint à l’exil au Royaume-Uni, entonne Bring Him Back Home la même année. Quatre exemples parmi des centaines témoignant sur des bandes audio leur soutien à Mandela, si bien que le 11 mai 1987, Dire Strait, Eric Clapton, Simple Minds, Salif Keita, Al Green, Sly, UB40, Miriam Makeba, Joe Cocker et des dizaines d’autres se succèdent pendant onze heures sur la scène du stade de Wembley à Londres, dans l’Angleterre de Thatcher, pour fêter ensemble les 70 ans du détenu Mandela, à l’initiative de Jerry Dammers, leader des Specials Jerry Dammers. À l’unisson, les artistes impliqués dans cet événement protestent contre l’apartheid et exigent le retour de Nelson Mandela. En 1987, le prisonnier 46664 doit encore purger sa peine pendant quatre ans. Cette année-là, il est déjà incarné à l’écran par un certain Danny Glover dans la mini-série Mandela. Son combat continuera d’inspirer le septième art et s’inscrit dans une liste non exhaustive de films. On note parmi les plus célèbres Goodbye Bafana de Dennis Hayber et Invictus de Clint Eastwood. Mandela, un long chemin vers la liberté sera le prochain, mais loin d’être le dernier hommage à Madiba. Morgane de Capèle |