L’ONU a été fondée pour préserver les générations futures du fléau de la guerre, protéger les droits fondamentaux de l’homme, créer les conditions nécessaires au maintien de la justice, favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie. En cela, le ministre des Affaires étrangères estime que ces grands objectifs n’ont rien perdu de leur actualité car, « de formidables progrès humains, couplés à de spectaculaires avancées scientifiques et technologiques dans divers domaines, ont ouvert à l’humanité des perspectives inespérées ».
« En 72 ans, l’humanité n’a plus connu de tragédie de l’ampleur de celle que constitua la Seconde Guerre mondiale. Cette longue période de paix, nous la devons très largement aux Nations unies, à notre organisation qui a souvent servi de catalyseur et d’espace central où s’harmonisaient les efforts des nations éprises de paix », a souligné Jean Claude Gakosso dans son discours.
Le Congo, a-t-il indiqué, figure parmi les pays qui ont pu « jouir, dès le début des années 1960, de l’imprescriptible droit à l’autodétermination et à l’indépendance, s’affranchissant du joug colonial et intégrant la famille des peuples libres dans le concert des Nations ».
Sur le bilan des 72 ans d’existence de l’ONU, Jean Claude Gakosso pense que l’institution a plus que tenu ses promesses et donné « la preuve de sa nécessité et de sa pertinence historiques ».
A côté de ces avancées, le ministère des Affaires étrangères a également relevé les faiblesses, qui ont souvent caractérisé l’action de l’ONU, et parfois réduit sa capacité à agir sur le cours des évènements. Ainsi, de nouveaux dangers se sont fait jour: le terrorisme international, les changements climatiques, la pauvreté endémique, la crise migratoire, les inégalités entre Etats et à l’intérieur des Etats, les pandémies et d’autres menaces encore, qui dépassent le cadre étroit des frontières nationales.
En outre, il a rappelé la décision de plusieurs pays exprimée lors du sommet mondial en 2005, de voir l’ONU « réformée sans tarder ». Cette décision a été relancée récemment lors de l’Assemblée générale annuelle de l'institution au cours de laquelle, plusieurs pays ont réclamé à nouveau une réforme urgente du Conseil de sécurité, dont la composition et le fonctionnement sont hérités de la Seconde Guerre mondiale.
« Nous croyons fermement que l’ONU a vitalement besoin de plus de transparence, de plus de justice, de plus d’équité et de plus de démocratie interne, dans le respect strict de l’égalité souveraine des Etats et de la dignité de chacun d’eux », a précisé le ministère des Affaires étrangères.
La célébration du 72ème anniversaire de l’ONU, axée sur les objectifs du développement durable, a été également marquée par la projection d’un film, retraçant les activités liées au soutien de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture au Congo.