Gospel Roots : un nouveau cadre et une affiche plus garnie
L’accompagnement instrumental de l’orchestre de chambre Luxuria, ce mélange subtil d’instruments traditionnels et modernes assuré aux chanteurs gospel a fait ses preuves. Quoi de plus naturel qu’il mérite bien d’être vulgarisé à plus grande échelle, pense le chanteur d’opéra précité. Kinshasa est donc ce champ dans lequel il entend s’investir pour faire valoir à juste titre Gospel Roots. Il est fort réjouissant de voir tout l’acharnement, que l’on ne saurait lui reprocher, que Clovis Makabu met à donner une place de choix aux instruments traditionnels dans le gospel. Une belle façon de donner une touche typiquement congolaise à ce genre musical. La sélection des artistes qui constituent l’affiche est faite à dessein. Jacques Tshimankinda, le père du Folblu, style musical qui allie avec génie folklore luba et blues, une tête d’affiche du précédent Gospel Roots l’a démontré. Pareil pour Benjamin Mulamba dont le répertoire est généralement apprécié en partie pour ses chants en ciluba. Mais il n’en reste pas moins que Prescilia Mayaka, Rachel Acsa Olangi et Isha Tshibangu dont les prestations ont été tout aussi remarquables n’ont pas volé leur place dans le projet. Il reste à Sandra Mbuyi et El Georges de se mettre au rythme, question de l’enrichir encore plus.
Nioni Masela Légendes et crédits photo : L’affiche du prochain concert Gospel Roots |