Action humanitaire : le gouvernement au chevet des victimes de la pluie torrentielle du 13 mai à Makoua

Samedi 6 Août 2016 - 15:00

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La ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, a remis le 5 août des matériaux de construction et des vivres aux 59 familles victimes de la pluie torrentielle qui a frappé la communauté urbaine de Makoua, dans le département de la Cuvette, le 13 mai dernier.

Composée, entre autres, de tôles, pointes, étanchéités, des pioches, haches, machettes, sacs de riz et de sel, et de bidons d’huile, cette donation réceptionnée par l’administrateur-maire de la communauté urbaine de Makoua, Jean Emile Ongayolo, est destinée à deux catégories de sinistres. En effet, les propriétaires des maisons ont reçu des matériaux de construction et les locataires des vivres. 

Réceptionnant un échantillon du don avant de le transmettre aux ayant-droits, Jean Emile Ongayolo est revenu sur les dégâts causés par cette pluie torrentielle, notamment des toitures des maisons et arbres fruitiers arrachés ; des murs écroulés, des habitations inondées. C’est ainsi qu’il s’est félicité de l’hospitalité accordée aux 354 personnes victimes, en les accueillant, montrant ainsi leur solidarité. Il a, par ailleurs, remercié la ministre des Affaires sociales qui venait par ce geste, tenir sa promesse faite il y a à peine trois semaines lors de son passage dans la localité dans le cadre du projet Lisungi. « Aujourd’hui, vingt jours après votre passage, nous sommes heureux et agréablement surpris, malgré la conjoncture économique actuelle, de réceptionner les kits destinés à soulager tant soit peu les familles sinistrées », s’est réjoui l’administrateur-maire de Makoua.

Les bénéficiaires n’ont pas, de leur côté, manqué de mots pour saluer l’action du gouvernement. « Que le gouvernement continue de nous aider. C’est une action louable. Nous soutenons l’action du gouvernement à travers le président de la République », a déclaré Apollinaire Niamba, l’un des six chefs de quartiers que compte Makoua, lui aussi victime.   

Le gouvernement rassure les autres victimes de catastrophes naturelles

Remettant les dons, la ministre Antoinette Dinga Dzondo a rappelé que les catastrophes naturelles et les autres crises humanitaires constituaient actuellement une grande menace pour l’humanité tout entière et le Congo n’était pas épargné. S’agissant de Makoua, elle a indiqué que la localité est classée, d’après les techniciens en la matière,  parmi les zones à risque du Congo parce qu’elle est située en plein centre de l’équateur. Ainsi, elle subit l’influence du climat équatorial et sub-équatorial caractérisé par d’énormes perturbations atmosphériques et d’abondantes précipitations provoquant bien souvent des catastrophes.

La ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité a également annoncé quelques stratégies de réduction des risques des catastrophes qu’il faudrait  adopter. Il s’agit notamment de changer certaines de nos habitudes ; d’adapter des modèles de constructions aux changements climatiques ; d’éviter la destruction  de la couverture végétale sur les flans de collines en construisant des habitations; de construire des maisons d’habitation dans des enceintes ; planter des arbres. Toutes ces mesures peuvent servir de brise vent et protéger les populations. « Aux autorités locales, chefs de quartiers, je vous encourage à promouvoir les comportements par la sensibilisation, la communication et le dialogue permanent », a-t-elle exhorté.

Pour rappel, plusieurs localités du Congo ont été touchées, ces derniers temps, par des tornades, des érosions, des pluies diluviennes, de l’ensablement et d’autres sinistres divers.  Antoinette Dinga Dzondo a, par exemple, cité  Brazzaville, Pointe-Noire, Mpouya, Makotimpoko, Mvouti, Djambala, Zanaga, Bambama, Allembé, Komono, Etoumbi, Okoyo, Epena, Liranga, Mossaka, Bouanyela, Makoua. « Aux autres victimes des catastrophes naturelles reparties sur le territoire national, le gouvernement ne les a pas abandonnées. Toutes les catastrophes ont été identifiées et évaluées. Le processus de l’assistance humanitaire qui a commencé depuis plusieurs mois ne peut s’arrêter en dépit de la conjoncture financière actuelle difficile. Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour les assister afin de soulager tant soit peu leur peine », a-t-elle rassuré.

Elle a, enfin, annoncé que le Congo va se doter bientôt, grâce à l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), d’une stratégie  nationale de prévention, de réduction de risques et de gestion des catastrophes. Une fois mise en œuvre, cette stratégie permettra de minimiser les impacts des catastrophes naturelles ou celles dues par le fait de l’homme sur les victimes qui sont les populations vulnérables.

Notons que pendant son séjour à Makoua, la ministre Antoinette Dinga Dzondo a visité en compagnie des autorités locales dont le sous-préfet, Jérôme Oko, quelques victimes de la pluie ainsi que des sites touristiques de la ville lumière. Parmi ces sites, il y a le monument « Carré militaire » érigé en mémoire des tombes des soldats morts pour la France ainsi que celui du centenaire de Makoua construit en 2005.

 

 

Parfait Wilfried Douniama

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