Santé publique : lancement des activités de la deuxième phase de la réponse nationale au VIH/SidaLundi 27 Octobre 2014 - 12:15 D’un montant estimé à plus de 3, 5 milliards FCFA, la deuxième phase du projet « Appui au renforcement de la réponse nationale au VIH auprès des populations les plus à risques en République du Congo », concerne les départements de Brazzaville, Pointe-Noire, Niari, la Cuvette, la Bouenza, la Lékoumou et la Sangha.
Cette subvention attribuée par le biais du Comité de coordination nationale (CCN) des projets financés par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme est confiée à la Croix-Rouge française et au Secrétariat exécutif permanent du CNLS, en leur qualité de principaux bénéficiaires. Pour atteindre les objectifs fixés, la Croix-Rouge française a signé, le 23 octobre à Brazzaville, des protocoles d’accord avec dix sous-bénéficiaires devant mener l’opération sur le terrain. Il s’agit, entre autres, de la Croix-Rouge congolaise, l’Association de soutien de groupe vulnérable, l’Action de secours d’urgence et de développement humain, le Réseau national des associations des positifs du Congo ainsi que les associations serment universel de Brazzaville, Dolisie, Ouesso. Rappelant les objectifs du programme, le chef de délégation de la Croix-Rouge française en République du Congo, Jérémie Sibeoni, a insisté sur les notions de transparence, de bonne gestion et de rigueur. Selon lui, le Fonds mondial est un bailleur exigeant, qui n’hésite pas à couper des subventions lorsque cela s’avère nécessaire. « Nous sommes engagés, ensemble, dans un programme qui doit permettre de réduire considérablement l’impact du VIH/Sida au Congo. C’est une responsabilité qui nous engage et à laquelle il nous faut répondre avec détermination », a indiqué Jérémie Sibeoni. « La coordination nationale n’acceptera plus de l’amateurisme » Le président du CCN-Congo, Julien Makaya Ndzoundou, a, de son côté, exhorté les récipiendaires principaux ainsi que les sous-bénéficiaires de tout mettre en œuvre pour produire les résultats de qualité, dans les délais prescrits. Les bénéficiaires principaux doivent, selon lui, faire preuve de rigueur dans le suivi des agences d’exécution et, si nécessaire, demander le remplacement express de tout sous-récipiendaire qui ne s’adapterait pas aux exigences contractuelles. « La subvention actuelle a été obtenue après âpres négociations avec le Fonds mondial qui considère le Congo comme un mauvais élève, au regard du contexte défavorable de mise en œuvre des subventions doublées des faiblesses notoires des récipiendaires et des sous-récipiendaires, dans la gestion programmatique et financière. Le CCN, en sa qualité d’organe de coordination nationale, n’acceptera plus de l’amateurisme dans la gestion des subventions », a-t-il martelé. Il a, par ailleurs, mis en garde tous ceux qui tenteront de violer intentionnellement les normes et procédures ainsi que les sous-récipiendaires qui ne seraient pas en mesure de justifier les dépenses réalisées sur les fonds du projet. Ils s’exposeront cette fois-ci, a-t-il promis, aux poursuites judiciaires. « Nous estimons que les sous-récipiendaires ont été choisis sur la base de leur expertise et que le Congo peut compter sur leur savoir-faire pour stabiliser, voire, réduire les effets de l’infection à VIH auprès des groupes les plus à risques », a espéré Julien Makaya, mettant la société civile devant ses responsabilités. Rappelons que le rapport de l’audit des subventions, publié en 2013, par le Bureau de l’inspecteur général du Fonds mondial, soulignait en plus des faibles performances, des dysfonctionnements importants au niveau procédural. Il notait également des dépenses inéligibles que l’État congolais doit rembourser à l’échéance du 31 décembre prochain. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Les participants au lancement des activités du projet ;Jérémie Sibecrédit photo Adiac oni et Christian Sédar Ndinga signant le protocole d’accord ; |