![]() N’Djili : le président de l’Union des républicains enlevé par des éléments armésMardi 9 Août 2016 - 18:33 La seule version circulant en ce moment est celle de Gabriel Mundadi, porte-parole de l’Union des républicains (UR), qui accrédite la thèse d’enlèvement de son président national Norbert Luyeye. Le fait s’est produit le 7 août, à en croire son récit, lorsque des éléments armés et en tenue militaire ont pénétré dans la résidence du président Norbert Luyeye, située dans la commune de N’Djili. Ces militaires, toujours d’après la même source citée par radiookapi.net, auraient enlevé le leader de l’UR avec quelques membres du parti qui se trouvaient sur le lieu avant de les amener à une destination inconnue. C’était non sans avoir perquisitionné la maison de fond en comble, raconte le porte-parole de l’UR. «On a vu deux véhicules de marque Toyota de couleur blanche remplis de militaires habillés en tenue tachetée. Ils sont entrés dans la résidence du président national. Ils étaient au nombre de dix. Ils ont pris le président, arme au cou, ils l’ont menotté et sont entrés dans la chambre à coucher, ils ont pris 1500 dollars», explique Gabriel Mundadi. Qu’est-ce qui peut justifier ce présumé enlèvement ? L’explication est à trouver dans la déclaration politique de l‘UR publiée la veille, commente la source. Dans cette communication politique, le parti a mis une emphase soutenue sur le respect strict des délais constitutionnels invitant le peuple congolais à y veiller scrupuleusement étant entendu « qu’il n’y aura ni élections en 2016, ni Dialogue issu de l’Accord-cadre, ni Dialogue national » dans le format convoqué par Joseph Kabila. Pour le porte-parole de l’UR, cette déclaration est conforme à la Constitution qui garantit en son article 23 la libre expression. « La Constitution reconnaît à tout le monde le droit de s’exprimer et d’émettre un avis contraire », a-t-il martelé tout en sollicitant la libération immédiate et sans condition du président Norbert Luyeye. Au niveau de la police nationale, on s’abstient encore de réagir à chaud sur cette affaire, le temps d’en cerner tous les contours. Dossier à suivre.
Alain Diasso Notification:Non |