Dossier 15 août / Enseignement : redorer le blason du système éducatif congolaisVendredi 12 Août 2016 - 17:58 Le système éducatif congolais est confronté à des difficultés d’ordre administratif, pédagogique et infrastructurel. Les formations données ne sont pas toujours en adéquation avec les besoins sur le terrain.
Au niveau de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation par exemple, le département s’attelle déjà à relever quelques défis à travers certaines initiatives telles que le port de la tenue scolaire unique dans les secteurs public et privé. D’autres mesures ont influencé positivement les résultats des examens d’État de cette année. C’est le cas du BEPC où des résultats sont encourageants car sur les 107 131 candidats présentés, 49 693 ont été déclarés admis, soit un pourcentage de 46, 39% contre 34,04% en 2015. Même chose pour le baccalauréat, le taux de réussite est passé de 10,08% en 2015 à 21, 26% cette année, soit une nette progression de plus de 10%. De son côté, l’enseignement technique et professionnel est aussi confronté à d’énormes problèmes. Mais les autorités sont également en train de tout mettre en œuvre pour que le sous-secteur retrouve ses lettres de noblesse d’antan. En effet, après des mauvais résultats enregistrés ces dernières années, le 1er tour du bac technique a donné du sourire à de nombreux apprenants, en attendant la publication de la liste des admis définitifs. Quant à l’Enseignement supérieur, des réformes sont également envisagées. À cet effet, il a été retenu la mise en place de cinq groupes de travail dont la mission est de bâtir l’avenir de ce sous-secteur. Le premier groupe concerne l’Université Marien-Ngouabi. Il aura la responsabilité de proposer le projet Marien-Ngouabi 2025. Le deuxième concernera l’Université Denis-Sassou-N’Guesso en construction à Kintelé. Le troisième est, quant à lui, dédié à l’enseignement supérieur privé ; le quatrième planchera sur l’introduction des technologies de l’information et de la communication alors que le dernier est chargé des questions liées à l’enseignement supérieur en général. Ce dernier aura pour mission d’étudier la problématique d’adéquation formation/emploi ainsi que d’autres problèmes auxquels sont confrontés les établissements privés. « L’enseignement supérieur doit cesser de fournir à la nation des chômeurs potentiels ou patents. Il doit devenir la machine à former de futurs employés dont le pays a besoin et s’inscrire dans la lutte contre le chômage », martelait le ministre de tutelle, Bruno Jean Richard Itoua. La SNPC, un partenaire du système éducatif Dans le cadre de la politique tournante de la municipalisation accélérée, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) aide les pouvoirs publics dans la construction des écoles modernes. Cette initiative a pris corps en 2013 à Djambala, dans le département des Plateaux, avant de se poursuivre à Sibiti, dans la Lékoumou en 2014 et à Ouesso. Dans le chef-lieu de la Sangha, il a été construit en 2015 un internat avec deux dortoirs d’une capacité totale d’environ 300 lits. Ces établissements dits « lycées d’excellence » sont équipés chacun, de matériels pédagogiques modernes, d'une bibliothèque, d'un laboratoire, des aires de jeux et de sports, d'un bâtiment administratif et d'une salle polyvalente offrant de nombreuses places assises. « En bâtissant ces grands lycées, notre société veut adhérer à la politique du gouvernement en matière de formation et d’éducation des jeunes, afin qu’ils contribuent au développement de notre pays », déclarait le directeur général de la SNPC, Jérôme Koko, lors de l’inauguration du lycée d’excellence de Ouesso, le 13 août 2015. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Les élèves en classe
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